Les métiers, comme les marchés agricoles, vivent de profondes mutations. Ce contexte très évolutif concerne aussi les politiques agricoles et l’organisation administrative ; il engage aujourd’hui l’agriculture aquitaine à exprimer clairement les enjeux auxquels elle est confrontée et à déterminer les caps vers lesquels elle souhaite aller pour les années à venir.

Je pense qu’il est donc très important que les principaux acteurs représentatifs de la profession soient capables de décider ensemble de se doter, rapidement, disons d’ici le printemps 2010, d’un véritable « Projet stratégique agricole régional » partagé.
Il s’agit de parvenir à peser sur les orientations des politiques publiques en matière agricole et agroalimentaire et de favoriser la mise en synergie des stratégies, notamment économiques, des acteurs. Lire la suite »
Le Salon de l’Agriculture Aquitaine vient de fermer ses portes sur une très bonne édition 2009, dans un contexte économique pourtant difficile …
Avec près de 320 000 visiteurs, la Foire Internationale de Bordeaux a remporté un vrai succès pour ses 40 ans à Bordeaux-Lac. Le Salon de l’Agriculture reste un, sinon le point fort, de l’attractivité de la Foire.
Cette année encore le grand public a pu apprécier, dans un climat de convivialité, les animations proposées sur une tonalité ludique et pédagogique.
Il a aussi pu retrouver la proximité et le contact direct avec les producteurs du premier Marché de Producteur de Pays Aquitaine, qui leur ont offert le meilleur de la table des Terroirs d’Aquitaine.
Malgré la crise économique générale, les producteurs ont su être au rendez-vous du salon !
Aquitanima s’est parfaitement déroulé avec plus de 500 bovins, 7 régions en compétition et 15 nationalités dans les circuits Aquitanima-Tour sans pour autant perdre de vue les difficultés des producteurs de lait qui ont pu exprimer, grâce à cette tribune, leurs inquiétudes… Lire la suite »

Marie Henriette GILLET, productrice de lait en gironde, membre du bureau FRPL Sud-Ouest
Sortir de la crise
Une interprofession laitière muselée, des prix d’avril imposés au plus bas par les entreprises, des charges toujours élevées, tous les ingrédients étaient là pour l’explosion.
Les producteurs français sont sortis massivement de leurs fermes pour exprimer leur colère.
La FNPL l’a maintes fois répété, la dérégulation imposée par Bruxelles est une ineptie pour le secteur laitier. Malgré tout, la FNPL a proposé des solutions alternatives pour l’encadrement des prix et des volumes basées sur un rôle interprofessionnel renforcé.
Mais que faire, lorsque les Pouvoirs Publics, à l’origine de cette dérégulation, vont encore plus loin en privant l’interprofession de toute possibilité de négociation ? Que faire lorsque les entreprises, profitent du vide pour appuyer encore un peu plus sur la rentabilité des exploitations ?
L’action syndicale était devenue la seule alternative pour les producteurs qui l’ont faite, avec une ampleur qui a témoigné de la gravité de la situation.
Mais, comme pour toutes les crises, il est nécessaire d’en sortir un jour.
La FNPL, encore une fois, a pris ses responsabilités et a tout tenté pour obtenir une issue admissible. Après des heures et des heures de négociations et une pression extrême, la FNPL a jugé le moment venu d’aller au compromis.
Nous devons porter une attention particulière à ce que ce compromis soit respecté dans toutes ces lignes par les transformateurs.
Comme toujours, il ne satisfait aucune des parties mais il comporte des vertus qui seront probablement admises lorsque les tensions retomberont. On ne peut que se souvenir de l’accord du 1er décembre 2008 que personne aujourd’hui n’oserait critiquer.
Il nous appartient maintenant de retrouver l’énergie nécessaire pour établir des projets et les réaliser. Dès maintenant, le Conseil de la FNPL a redéfini les grands axes que nous devons poursuivre. Le temps presse. Le futur relationnel entre producteurs et transformateurs concernant en particulier les prix et les volumes doit se travailler dans les prochains mois.
Tout cela nécessite une organisation des producteurs forte que nous devons construire ensemble.
Marie Henriette GILLET, productrice de lait en gironde, membre du bureau FRPL Sud-Ouest