Dominique CHAPOLARD, GAEC et société, éleveur porcin

C’est avec beaucoup de plaisir que je réponds, au nom de l’agriculture de groupe, à cette invitation sur cette tribune.

J’ai participé au projet depuis la mise en place du Projet Stratégique Agricole Aquitain. C’est dans un esprit très ouvert, avec une complète liberté de discussion, d’échanges que nous avons abordé l’agriculture aquitaine. Lire la suite »


Bernard LACOUTURE

andorephoto-bernard-015-150x150

Bernard LACOUTURE

Depuis la crise alimentaire survenue au printemps 2008, la communauté   internationale a rappelé le rôle primordial de l’agriculture face au défi de la lutte contre la faim et la pauvreté et souligné l’importance de soutenir le   secteur agricole.

Cette prise de conscience au niveau international traduit l’importance des enjeux du développement agricole. Elle met également en avant le manque de soutien et d’intérêt accordé par les Etats à ce secteur depuis de nombreuses années et le manque de stratégie internationale en faveur de l’agriculture.

Aujourd’hui, dans les pays les moins avancés, le paysan supporte souvent seul tous les risques liés à sa production. Dépourvu d’aide gouvernementale et d’assurance, il a difficilement accès au capital, au crédit et à la formation. En plus des aléas climatiques, il subit aussi les fluctuations des marchés. Il lui est souvent difficile de produire assez pour permettre à sa famille de vivre décemment.

Dans les pays du Sud, les agricultures familiales emploient la majorité des actifs agricoles et représentent plus de 2,8 milliards de personnes, soit 45% de la population mondiale. Elles constituent ainsi la forme d’organisation de la production la plus largement répandue dans les pays les moins avancés et particulièrement en Afrique.

La défense des agricultures familiales est donc primordiale pour assurer la sécurité alimentaire du plus grand nombre et pour parvenir à une lutte efficace contre la pauvreté. Si elles ne sont pas mises au centre des politiques de développement et de régulation commerciale, elles risquent de continuer de subir un environnement de plus en plus incertain. Déjà, elles prennent leur développement en main par la création et le renforcement d’organisations paysannes.

Le respect des engagements pris par les Etats au printemps 2008 est donc primordial pour favoriser les conditions de la souveraineté alimentaire, préalable indispensable à la lutte contre la pauvreté. Or, cette souveraineté alimentaire est souvent mise à mal par l’orientation actuelle des négociations au sein de l’OMC et dans le cadre des accords de partenariats économiques de l’Union européenne.

Au moment où de nombreuses rencontres ont lieu au niveau international, il est important de rappeler qu’une mise en cohérence des discours et des politiques agricoles, commerciales et de développement est plus que jamais indispensable.

pixelstats trackingpixel

Auteur : dominique Graciet

Les commentaires sont fermés.