Une session pour relever les défis de la Bio !
A quelques mois du Grenelle de l’Environnement et à quelques jours de la Conférence de Copenhague, nous ne pouvons ignorer l’importance des défis actuels. Face à l’augmentation des gaz à effets de serre, à la hausse de nos coûts énergétiques et de nos intrants, notre monde agricole est à la recherche d’un nouveau souffle et d’un nouveau modèle de développement, susceptibles de permettre aux agriculteurs de mieux résister aux contraintes de notre époque. C’est pourquoi la Chambre Régionale d’Agriculture d’Aquitaine a souhaité ouvrir le débat autour de la Bio au cours de sa session du mardi 24 novembre 2009.
En effet, l’Agriculture Biologique regroupe quantités de pratiques alternatives qui apportent de nombreuses réponses aux multiples problèmes sociétaux de notre temps. Que ce soit en matière de bilan carbone, de respect de la biodiversité comme de l’environnement, mais aussi de réduction des intrants, la Bio est un modèle crédible, qui est à l’origine de nouvelles pratiques culturales, applicables à l’ensemble du secteur agricole. Il s’agit d’un modèle de production qui est sorti aujourd’hui de sa marginalité et qui répond à nos enjeux environnementaux aussi bien que sanitaires, tout en s’imposant en tant que solution économique.
Soutenue aussi bien par les décisions de l’ONU que par les directives de la Commission Européenne, l’Agriculture Biologique s’adresse à des marchés de mieux en mieux identifiés qui sont accompagnés autant par des directives gouvernementales que par des demandes de consommateurs de plus en plus nombreuses. Il s’agit d’une dynamique remarquable dans le secteur agricole qui est en train de se mettre en place à l’échelle mondiale. Ces orientations s’expriment aussi bien en matière de restauration collective que de nouveaux circuits de distribution ou de relocalisation des consommations.
Pourtant de nombreux problèmes restent à résoudre.
Que ce soit en matière de recherches scientifiques, d’accompagnements et d’informations techniques, d’approvisionnements, de mises au point de matériels, de semences ou de méthodes de productions, d’organisation de marchés, de filières et de contractualisation, mais aussi de financements et de garanties économiques, les chantiers sont nombreux et variés. C’est pourquoi les Chambres d’Agriculture souhaitent s’engager sur tous ces sujets afin de mieux répondre aux attentes de nos concitoyens, tout en assurant un meilleur devenir à nos exploitations.
Auteur : dominique Graciet
