« Compétition mondiale, coopérations locales »
2 questions à Dominique GRACIET
Pourquoi un tel engagement ?
« Pour notre secteur d’activité qui recouvre l’agriculture et l’agroalimentaire, la compétition mondiale comme la coopération sont des réalités de notre quotidien… Nous restons des coopérateurs dans nos entreprises et des capitalistes dehors, pourrait-on dire !
D’un coté la vie coopérative, 1 homme, 1 voix, est garante d’équité de traitement entre ses sociétaires, moins concurrents entre eux puisque leur production est regroupée par la structure commune et valorisée sur des marchés plus lointains. Cette complémentarité facilite des stratégies locales de travail en commun (entr’aide, sociétés de production, CUMA …) qu’on retrouve peu dans d’autres activités
D’un autre, la concurrence entre différentes coopératives s’est estompée sur l’amont, auprès des agriculteurs. Chacune respecte mieux le territoire de ses voisines peut être aussi parce qu’il y a relativement peu à y gagner. C’est la nouveauté de ces dernières années, Cette sorte de respect mutuel des territoires autorise le regroupement des moyens des différentes coopératives sur l’aval des filières. Cette évolution est très profitable pour notre agro-alimentaire régional, qui trouve ainsi des ambitions et des moyens nouveaux dans ses stratégies où l’argent, le capitalisme, est un élément déterminant de réussite. Lire la suite »